Depuis le 3 août 2026, un arrêté municipal encadre l’occupation prolongée de l’espace public à Avignon. La mesure vise une trentaine de rues du centre-ville. Le PCF local dénonce une réponse répressive et réclame une gestion responsable et équitable.
Un arrêté municipal pour encadrer l’occupation de l’espace public
La Ville d’Avignon a publié un arrêté le 3 août dernier. Il réglemente les occupations prolongées de la voie publique. La mesure s’applique du lundi au samedi, de 11 heures à 23 heures, jusqu’au 31 octobre.
Les zones concernées couvrent 35 rues et places du centre historique. La place Pie est expressément citée dans le document. Les forces de l’ordre peuvent désormais verbaliser les attroupements et les sollicitations répétées.
| La mairie | Le PCF |
|---|---|
| Rendre le centre-ville fluide et rassurant | Réduire la pauvreté, pas la cacher |
| Arrêté et verbalisation | Hébergement et accompagnement social |
| Déplace les personnes | Traite les causes |
| Plaintes des commerçants | Manque de places d'hébergement |
Les principales interdictions prévues par l’arrêté
- Stationner debout, assis ou allongé de manière prolongée.
- Occuper l’espace public avec des objets ou des marchandises.
- Solliciter les passants de façon insistante.
- Former des attroupements qui gênent la circulation.
Cet arrêté s’appuie sur des motifs d’ordre public. La mairie invoque des plaintes de commerçants et de riverains. Mais les associations et le PCF contestent cette approche.
Le PCF exige une gestion responsable et équitable à Avignon
La section PCF Avignon-Morières-Le Pontet a publié un communiqué. Elle affirme que déplacer les personnes ne les fait pas disparaître. Elles se retrouvent simplement plus loin, hors des zones touristiques.
Le Parti communiste français rappelle le contexte social. Cet été, les personnes sans domicile ont souffert des fortes chaleurs. Les associations ont poursuivi leurs maraudes, mais la halte de nuit d’Habitat Alternatif Social a dû fermer en juin à cause de punaises de lit.
Les associations mobilisées sur le terrain
- Secours populaire : distribution de repas et aide sociale.
- Secours catholique : accueil de jour et écoute.
- Habitat Alternatif Social : halte de nuit temporairement fermée.
- Maraudes nocturnes : présence régulière auprès des plus fragiles.
Le PCF demande au maire de traiter les causes de la pauvreté. Il pointe aussi le manque de places d’hébergement. Pourquoi rendre la pauvreté invisible plutôt que de la réduire ?
Droit public et politique locale : une mobilisation citoyenne nécessaire
La Ligue des droits de l’Homme a également réagi. Elle s’interroge sur la portée juridique de l’arrêté. Le droit public garantit des libertés, mais ici elles sont limitées.
Le PCF rappelle que les interventions policières n’ont pas réglé les troubles. Il faut des solutions structurelles. L’accès aux soins, à l’hébergement et à l’accompagnement social doit être renforcé.
Urbanisme et gestion équitable : quelle place pour les plus démunis ?
L’urbanisme ne doit pas exclure les plus fragiles. Les espaces publics appartiennent à tous. une gestion responsable implique de prévoir des lieux d’accueil et des services adaptés.
La mobilisation citoyenne prend forme. Des habitants interpellent la mairie. Ils réclament une politique locale plus solidaire.
Le débat reste ouvert. La ville doit-elle protéger ses rues ou accompagner ses citoyens ? Pour le PCF, les deux ne sont pas incompatibles, à condition de fixer des priorités claires.
Ce que l'arrêté ne dit pas vraiment
Est-ce que l'arrêté interdit de s'asseoir par terre partout ?
Pas partout, juste dans les 35 rues et places du centre historique, de 11 h à 23 h, jusqu'au 31 octobre. Stationner debout, assis ou allongé de façon prolongée est visé.
Faut-il vraiment une fermeture de la halte de nuit à cause des punaises ?
Habitat Alternatif Social a dû fermer sa halte de nuit en juin à cause d'une infestation. Les maraudes continuent, mais les places manquent.
Ça vaut le coup de contester cet arrêté ?
La Ligue des droits de l'Homme s'interroge sur sa portée juridique. Le PCF et des habitants interpellent la mairie pour demander des solutions structurelles.
Que fait le Secours populaire concrètement ?
Il distribue des repas et propose une aide sociale. Le Secours catholique assure un accueil de jour et une écoute.
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Ingénieure en électronique de formation, Anna a passé près d’une décennie dans le conseil pour des installateurs d’alarmes avant de fonder Edomis Domotique. Elle aime démonter les promesses marketing et traduire la technique en conseils utiles.
3 commentaires
Un espace public pensé pour tous, c’est du design social. Répression n’est pas une solution durable.
Déplacer le problème sans le régler, c’est comme un capteur mal calibré. On change la valeur, pas l’erreur.
Gérer l’espace urbain comme une maison connectée : optimiser au lieu d’exclure. Anna, il manque un vrai plan social.