Première contamination recensée dans la Manche : découvrez cette maladie émergente qui affecte les bovins
Le Groupement de défense sanitaire de la Manche a annoncé une nouvelle qui préoccupe les éleveurs. Un premier foyer de Shamonda like a été confirmé le 13 août 2026 dans le centre du département. Cette maladie émergente affecte les bovins.
Le virus est proche de celui de la maladie de Schmallenberg. Il s’agit d’une infection virale transmise par des moucherons piqueurs, les culicoïdes.
Une contamination qui touche le premier département bovin de France
La Manche compte environ 690 000 bovins. Ce nouveau cas ajoute une pression sur un élevage déjà éprouvé par les épidémies de fièvre catarrhale ovine (FCO) en 2025 et les menaces de MHE et de DNC.
Selon le GDS, trois vaches sont touchées dans un troupeau du centre de la Manche. Des cas avaient déjà été observés en Suisse, dans le sud de l’Allemagne, en Franche-Comté et dans le Calvados.
Un virus transmis par les moucherons culicoïdes
La femelle culicoïde mesure de 1 à 3 millimètres. Elle transmet le virus en piquant les ruminants. Les mêmes moucherons sont responsables des FCO et des MHE.
Symptômes à surveiller dans votre troupeau
Les signes cliniques peuvent apparaître brutalement. La surveillance sanitaire est donc essentielle pour détecter rapidement un cas.
- 💧 Diarrhée aiguë
- 🌡️ Hyperthermie généralement brève
- 😣 Abattement et baisse de la rumination
- 🥛 Chute parfois importante de la production laitière
- ⚠️ Avortements dans certains cas
Un vétérinaire doit être prévenu dès l’apparition de ces signes. Il pourra confirmer le diagnostic et limiter la propagation au sein du troupeau.
Quelles mesures pour protéger vos bovins ?
Aucun vaccin n’existe pour le moment. La prévention repose sur la réduction des populations de moucherons autour des bâtiments.
Le GDS conseille une bonne gestion des effluents, des litières et des zones de stockage. Ces mesures réduisent les habitats favorables à la ponte et au développement des insectes.
Aucun danger pour l’homme et pour la consommation
Ce virus ne se transmet pas à l’être humain. Il ne s’agit pas d’une zoonose. Les autorités sanitaires indiquent qu’aucun risque n’existe pour le lait et la viande.
La santé animale reste la priorité. Les éleveurs doivent maintenir une vigilance accrue. La détection précoce reste la meilleure arme contre cette contamination qui s’étend en Europe.